On lit dans l’Echo de Paimboeuf du 08 mars 1908
Dans sa dernière séance, le Conseil Municipal de Saint-Jean-de-Boiseau a pris la décision urgente d’acheter des arbres pour les planter dans les quelques mètres de terrain communal situé au nord de l’église.
Cette plantation, décidée d’avance par la majorité a été demandée en séance par M. Chuniaud sous prétexte d’hygiène et parce que dit-il, cela se fait partout ailleurs. M. Le secrétaire de la mairie (est-ce bien son droit ?) appuya la proposition, disant qu’en effet cet endroit pour être agréable, manquait un peu d’ombrage en été. Il y a bien l’ombrage de l’église et de son clocher, mais c’est insuffisant !... et puis l’ombrage d’une église… brr !!! Quelqu’un de la minorité fit observer qu’il y aurait peut-être quelque inconvénient à planter là des arbres susceptibles d’abîmer plus tard le toit de l’église. M le Maire, prenant cette observation en considération, déclara qu’on planterait des arbres qui seraient taillés. Une charmille, sans doute ; quel luxe !
Par le fait, cela ferait très bien en cet endroit et rendrait service au Cercle dans la cour duquel il n’y aurait pas besoin de tant d’arbres.
Mais puisque nous parlons hygiène et de ce qui se fait ailleurs, si le Conseil est riche (il doit l’être) et dispose encore de quelque argent, pour avoir un petit coin propre, une charmille sentant bon, à l’ombre de laquelle on puisse se rouleur sur l’herbe, il ne ferait pas mal de faire construire quelque chose pour les besoins publics. Cela se fait aussi ailleurs, c’est hygiénique, incontestablement et c’est nécessaire. N’y a-t-il pas, en effet, nécessités ?
En attendant braves contribuables de Saint-Jean, contentez-vous de votre charmille et ne vous plaignez pas, vos édiles font un très judicieux emploi de vos deniers.
Non signé
