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Affichage des articles associés au libellé Architecture

L'ermitage Saint-Hermeland

  Connaissez-vous l’ermitage Saint-Hermeland, à Indret ?  Ce saint ermite du VIIe siècle, fondateur du monastère d’Indre, choisit au milieu du fleuve une autre île, plus petite, qui lui sembla propre à accueillir ses méditations. Il la nomma « Antricinum » (petite antre) qui devin également, par déformation, Aindrette, puis Indret. Il passa la fin de sa vie ermite dans cet oratoire qui devint un lieu de recueillement et de pelerinage. Les processions à l’ermitage, depuis la paroisse de La Montagne, ont existé jusque dans le seconde moitié du XXe siècle. A quelques mètres de l’usine d’Indret, sur cette ancienne île de Loire, ce petit édifice oublié résiste. Envahi par la végétation, menacé de ruine, l’ermitage Saint Hermeland, témoin de plus de mille ans d’histoire il pourrait s’effondrer si rien n’est fait : racines, lierre et ronces s’incrustent entre les pierres Selon plusieurs historiens locaux, dont Jean-Luc Ricordeau (vice-président de la S.H.P.R.) cet ermitage fait ...

Une petite grille bien mystérieuse

  Sur l'autel  en pierre, datant du XV ème siècle, on observe, sur la partie droite, une petite  grille en fer forgé de 12 cm x 12 cm dont l’usage a toujours été mystérieux. La grille est encastrée dans la pierre et affleure au niveau du dessus de la table d'autel comme le montre la photo. Elle couvre une sorte d’entonnoir, creusé dans la pierre. Celui-ci communique avec un conduit taillé dans la pierre qui débouche 30 cm au-dessous, sur le côté. Toutes les éminentes personnalités qui ont visité la chapelle comme Job an Irien n’ont pu donner d'explications à la présence de cette grille. La Société d’histoire de Saint Jean de Boiseau aimerait savoir s'il existe une semblable grille sur un autel en France où à l'étranger et quel était son usage.

La maison du gardien du Pé

  Lorsque vous arrivez au cœur de la commune et que vous prenez la rue de l'égalité qui mène château du Pé, vous trouvez juste après le cimetière une petite maison fraîche refaite. Il s'agit là de l'ancienne demeure des gardiens de la propriété. A l'origine l'ensemble de la propriété du château du Pé regroupait près de 12 hectares. En effet, elle englobait l'actuelle maison de retraite avec la tour, une partie du cimetière, la ferme tenue actuellement par la famille Ardois et l'ensemble des terres jusqu'à l'entrée du chemin aux bœufs où se trouvait le moulin. Au début du XIXème siècle la succession de ce domaine revient à Sophie, la fille d'Anonyme De Martel, résidant à Nantes. Cette dernière a épousé Aristide Victor Locquet de Grandville, maire de Port-Saint-Père, Député en 1848 et riche négociant, il possède deux châteaux sur sa commune, celui de la Tour et celui de Grandville qu'il vient de faire construire en 1825. Cette jolie demeure, av...

Les bornes repères en Loire

  Grâce à Monsieur Podeur de l’ACCAM (Association Culturelle du Canal Maritime de la Basse Loire) et à Monsieur Robineau de Fleury-les-Aubrais, nous avons eu accès à des documents que nous ne possédions pas auparavant. Sur toute la partie navigable de la Loire, différentes bornes ont été disposées au 19e siècle. Il s’agit de bornes kilométriques et de bornes de nivellement. Ces bornes kilométriques et de nivellement ont été mentionnées dans l’article de Monsieur Robineau dans la revue « la Loire et ses Terroirs n°62 ». Les bornes kilométriques : implantées entre 1841 et 1844, la première borne fut borne kilométrique à Meung sur Loire placée à Iguerande (en Saône-et-Loire), à une vingtaine de kilomètre en aval de Roane. D’autres suivirent jusqu’à Saint-Nazaire sur les deux rives du fleuve. Les numéros pairs sur la rive droite, les numéros impairs sur la rive gauche. Lorsque la Loire affleure une levée ou un coteau ou encore un marécage c’est sur le point le plus haut que les bornes...

Le bureau de poste

Après 97 ans d’existence, 1924-2021, Saint-Jean-de-Boiseau n’a plus de bureau le facteur dans les années 1950 postal. Voici l’historique d’un service pourtant si important pour les Boiséens. Le télégraphe et le téléphone : Le décollage économique de cette fin du XIXe siècle favorise la mise en application de nouvelles technologies et de nouveaux moyens comme le télégraphe, le téléphone et la poste. "Le Phare de la Loire" du 11 juillet 1899 relate l'invention du téléphone sans fil : un miroir réfléchit un rayon de lumière sur un récepteur de sélénium, et à l'autre bout un grand réflecteur parabolique argenté... Le préfet de Loire Inférieure propose, le 22 mai 1885, de créer un bureau télégra-phique sur la commune de Saint-Jean-de-Boiseau. Après délibération, le conseil municipal, rejette cette suggestion pour des raisons budgétaires. Il argumente sa décision en indiquant : - que la commune est composée de villages très éloignés du bourg qui seul en aurait le bénéfice ...

Le moulin Bouillard : une histoire de famille

Ce moulin est situé sur la commune du Pellerin et ne fait donc pas partie des moulins de Saint-Jean-de-Boiseau. Toutefois ses différents propriétaires ont toujours habité sur notre commune et notamment au Surchaud. La construction : Son histoire commence le 25 brumaire de l’an XI, (16 novembre 1802) lorsque François Chiché, marchand de vin à Saint-Jean-de-Boiseau, vend à Pierre Drouet, farinier au moulin Rotard, « une pièce de terre, commune du Pellerin, dans la pièce du Surchaud ». Cette pièce de terre, appelée « La Pierre de Gray », d’une superficie de deux mille cinq cent cinquante et un mètres et quatre-vingt-douze centiares est en bordure du chemin qui sépare les deux communes. L’acte de vente précise …sera tenu le dit Drouet de faire construire le plus tôt possible sur le dit canton de terre un moulin à vent et de l’entretenir en bon état… Pierre Drouet et sa descendance : Il est né le 1er janvier 1769, au moulin Rotard, fils d’Eloi Drouet et Marie Thomas, fariniers au moulin ...

Découverte d'un site ancien près du Moulin Rotard

                   Depuis plusieurs années, suite à nos recherches aux archives départementales, nous avons pu retrouver grâce à certains documents, la présence d’anciennes constructions qui avait disparue de nos yeux. Les explications trouvées sur leur situation et des plans nous a permis de les localisés sur la commune. En fin d’année 2014, un évènement imprévu va nous amener à entreprendre une nouvelle recherche sur un terrain au Surchaud. Un cultivateur de Brains charrue son champ en vue de planter du maïs. Il aperçoit alors dans les sillons de la charrue, une terre rouge dans l'angle du champ en bordure du talus et constate la présence de nombreux morc eaux de roche rouge. Il creuse et tombe sur une plaque de terre de brique sur laquelle on voit nettement des traces de feu et les restes de morceaux de charbon de bois. Un adhérent en informe la société d'histoire, lors de sa réunion mensuelle, et apporte des échantillons de ...

Le prieuré et la révolte de la Dime à Saint-Jean-de-Bouguenais

Le prieuré et la révolte de la dîme à Saint-Jean-de-Bouguenais Pour comprendre les évènements qui vont suivre, il est important de rappeler comment fonctionne l’imposition sous l’ancien régime. En effet les taxes sont nombreuses, complexes et supportées par le peuple. Elles se répartissent en trois destinataires : - Le roi - Les nobles - Le clergé Pour cette dernière catégorie l’impôt s’appelle la DÎME. C’est une redevance, principalement en nature, portant sur le dixième des revenus agricoles. Au Moyen-Age, elle est destinée à permettre l’exercice du culte par l’entretien du clergé et des lieux de culte, et à fournir assistance aux pauvres. Cette pratique remonte à l’Antiquité, chez les juifs en particulier. La tradition chrétienne la relie aux dons volontaires des membres des premières communautés. Des textes du IIIe siècle (Cyprien, Origène) montrent que l'usage de verser un dixième de ses biens à l'Église est courant et Ambroise de Milan, au IVe siècle...

Une villa qui devient mairie

Sur l’île d’Indret, on construit des canons jusqu’en 1828. A cette date, la villa devenue mairie de la Montagne la  fabrication est suspendue et transférée à Ruelle, en Charente. Les essais des canons, depuis la prairie de l’île d’Indret envoient, dans un premier temps, leurs projectiles sur la butte entre la médiathèque d’aujourd’hui et le calvaire de Mission de 1937 de la rue d’Indret. On décale ses tirs vers la lande de la garenne suite aux protestations de Monsieur d’Aux. On nomme cet endroit « les terres brûlées », car les boulets qui y arrivaient, mettaient le feu dans la lande et les bois. L’arrêt de ces tirs rend ces terres constructibles, et en 1830, Aristide Demangeat, jeune propriétaire de 24 ans, fermier à la Briandière, déjà riche de l’héritage de sa mère, achète une parcelle. Il construit d’abord un parc qu’il fait entourer par des murs de deux mètres cinquante. On peut voir encore, de nos jours, un bout de ce mur dans le jardin de la maison de retraite « Bon Repos »...