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L'ermitage Saint-Hermeland

 


Connaissez-vous l’ermitage Saint-Hermeland, à Indret ? 
Ce saint ermite du VIIe siècle, fondateur du monastère d’Indre, choisit au milieu du fleuve une autre île, plus petite, qui lui sembla propre à accueillir ses méditations. Il la nomma « Antricinum » (petite antre) qui devin également, par déformation, Aindrette, puis Indret.

Il passa la fin de sa vie ermite dans cet oratoire qui devint un lieu de recueillement et de pelerinage.

Les processions à l’ermitage, depuis la paroisse de La Montagne, ont existé jusque dans le seconde moitié du XXe siècle.

A quelques mètres de l’usine d’Indret, sur cette ancienne île de Loire, ce petit édifice oublié résiste. Envahi par la végétation, menacé de ruine, l’ermitage Saint Hermeland, témoin de plus de mille ans d’histoire il pourrait s’effondrer si rien n’est fait : racines, lierre et ronces s’incrustent entre les pierres

Selon plusieurs historiens locaux, dont Jean-Luc Ricordeau (vice-président de la S.H.P.R.) cet ermitage fait partie des plus anciens lieux chrétiens du Pays-de-Retz.

Son architecture étonnante et rustique, datant probablement de sa dernière restauration au XIXe siècle et de sa réouverture au culte en 1863 après avoir servi de loge de gardien et de plateforme à canon, attire la curiosité. L’accès est néanmoins complexifié par la présence de l’usine de propulsion nucléaire sise juste à côté, héritière de la célèbre Fonderie royale d’Indret.

Il ne s’agit pas seulement de vieilles pierre finalement peu étudiées, mais d’un fragment de la mémoire locale. Préserver l’ermitage, c’est tout simplement protéger la trace d’une histoire religieuse ancienne en Pays-de-Retz.

Jean-Luc Ricordeau
Société d’Histoire de Saint-Jean-de-Boiseau
Société des Historiens du Pays de Retz



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